Qu’est-ce que le nouveau Fur Institute ED apporte à la table ?

Doug Chiasson of Fur Institute of Canada

Le 4 avril, Doug Chiasson a pris la direction générale du Canada’s Fur Institute, une entité indépendante fondée par le gouvernement en 1983 pour diriger la recherche sur les pièges humains. Depuis lors, il est également devenu une autorité reconnue en matière de conservation des animaux sauvages à fourrure et un promoteur de la chasse durable au phoque.

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Né et élevé sur l’île du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, Doug a passé 13 ans à étudier et à travailler à Ottawa, et est maintenant de retour dans sa province natale, résidant à l’extérieur d’Halifax. En cette période de défis sans précédent dans le commerce des fourrures, découvrons ce que Doug apporte à la table.

La vérité sur la fourrure : Les Canadiens ont toujours des racines intéressantes. Parlez-nous de votre propre lignée mixte.

Doug Chiasson : Mes ancêtres sont venus au Canada en trois vagues. La première vague est arrivée dans les années 1600, de la Suisse francophone, s’installant dans l’ancienne colonie française de l’Acadie, un terme encore utilisé aujourd’hui pour désigner certaines parties des Maritimes. Je suis donc en partie acadien. Je fais donc partie du clan Munro des Highlands écossais, mes ancêtres étant venus ici dans les années 1700 dans le cadre des dégagements des Highlands. Et il y a aussi des catholiques irlandais mélangés.

TAF : Vous n’avez aucune expérience dans la fourrure, alors comment vos expériences vous ont-elles préparées pour votre nouveau rôle chez ICF ?

COURANT CONTINU: J’ai plus de 10 ans d’expérience en gestion des ressources marines et en durabilité environnementale aux niveaux provincial, territorial, national et international. Après avoir obtenu mon diplôme de l’Université d’Ottawa, j’ai passé deux ans comme conseiller principal en politiques auprès du ministre fédéral des Pêches, et l’une de mes responsabilités était de conseiller sur la chasse au phoque, dans laquelle le FIC est un intervenant majeur. J’ai donc travaillé avec le FIC sur une variété de questions, en particulier la réponse du gouvernement à l’appel de l’OMC concernant l’embargo européen sur les produits du phoque canadiens. J’ai ensuite passé du temps à conseiller le premier ministre de la province du Manitoba sur le développement durable.

De là, j’ai déménagé au WWF-Canada pour diriger leur programme de pêche dans l’Arctique. Le WWF-Canada a toujours été un fervent partisan de l’utilisation durable, même sur des questions aussi controversées que la chasse aux phoques et aux ours polaires. Dans certains autres pays, le WWF est parfois perçu comme anti-usage, mais ce n’est pas le cas de la famille WWF dans son ensemble. En effet, le WWF International a mis en garde contre le fait de permettre aux groupes de protection des animaux de détourner d’importantes conversations sur la conservation.

Et en ma qualité de WWF, j’ai également été coprésident de la Green Budget Coalition. Le GBC est une coalition d’organisations environnementales nationales qui fournit des recommandations annuelles au gouvernement canadien sur ce qu’il faut financer pour une plus grande durabilité.

Rôle du directeur exécutif

Doug Chiasson au Nunavut
Bien que je sois basé à Ottawa, une grande partie de mon temps avec le WWF a été passé au Nunavut, aidant à bâtir une « économie bleue » durable.

TAF : Comment voyez-vous votre rôle en tant que directeur exécutif de l’ICF ?

COURANT CONTINU: L’ICF est une organisation de membres, donc mon travail consiste à travailler avec le conseil d’administration et les membres pour fixer des objectifs et trouver des moyens de les atteindre. Nous devons être ambitieux, et si nous n’atteignons pas toujours nos objectifs, nous devrions au moins nous en rapprocher.

Je ne suis pas à court d’idées personnelles, mais je dois également puiser dans les connaissances institutionnelles du Conseil, dont beaucoup sont dans l’industrie depuis bien plus longtemps que moi. Ils ne sont pas seulement le moment présent dans le temps ; il y a beaucoup d’expérience et de mémoire dont je dois profiter. En tant que nouveau PDG, vous avez peut-être ce que je pense être de bonnes idées, mais peut-être qu’elles ont déjà été essayées et n’ont pas fonctionné. Le Conseil peut me dire comment et pourquoi.

TAF : Le FIC est bien connu pour ses travaux sur les conceptions de pièges, mais moins connu en tant que promoteur de l’étanchéité. Comment la chasse aux phoques s’inscrit-elle dans le mandat de l’ICF ?

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COURANT CONTINU: À l’origine, notre mandat portait sur la recherche sur le piégeage, qui s’est ensuite élargie pour inclure la conservation des animaux à fourrure, menant à la chasse au phoque et au lancement du programme Seals and Sealing Network. De cela sont sortis deux projets de marketing pour les produits du phoque : Canadian Seal Products et Proudly Indigenous Crafts and Designs.

Certaines personnes voient une séparation entre les fourrures et les phoques, mais du point de vue du FIC, c’est largement artificiel. De toute évidence, la fourrure est l’un des principaux produits de la chasse au phoque, et les chasseurs de phoques font face à la même opposition de la part des militants anti-fourrure que n’importe qui d’autre dans l’industrie. Mais, demandent-ils, pourquoi le FIC fait-il aussi la promotion de l’huile et de la viande de phoque? La raison en est que cela relève de notre mandat de conservation de la fourrure. Une pierre angulaire de la conservation moderne, à l’exception des espèces en voie de disparition, est l’utilisation durable, et une partie de l’utilisation durable consiste à assurer une utilisation maximale des animaux capturés. Donc, dans le cas des phoques, cela signifie non seulement la fourrure, mais aussi la viande et l’huile.

Représentation de l’industrie

Échantillonnage de la récolte dans les îles Belcher
Des résidents de Sanikiluaq, Sala Iqaluq et Sali Paau Kuki effectuent des échantillonnages de cultures près des îles Belcher, ONU. Photo : Doug Chiasson.

TAF : Dans quelle mesure les différents secteurs de l’industrie sont-ils actuellement représentés parmi les membres de l’ICF et quelles améliorations attendez-vous ?

COURANT CONTINU: Nos membres sont déjà nombreux en ce sens que nous représentons tous les secteurs dans une certaine mesure, mais nous n’avons certainement pas tout le monde dans tous les secteurs. Par conséquent, la tâche qui m’attend n’est pas nécessairement d’élargir le nombre de nos membres, mais approfondir son. La fourrure sauvage est notre point fort, avec des membres incluant des associations de piégeage, des courtiers, des ventes aux enchères de collectionneurs de fourrure, etc. Les associations de chasseurs de phoques et d’éleveurs d’animaux à fourrure sont également représentées. Les domaines dans lesquels j’aimerais particulièrement nous voir élargir notre adhésion comprennent la conception, la vente au détail et les industries de transformation primaire et secondaire.

J’ai également hâte d’élargir notre engagement auprès des peuples autochtones à travers le Canada, qu’il s’agisse d’entreprises, d’organisations régionales ou de gouvernements locaux avec des communautés qui dépendent de la fourrure. On pense que les peuples autochtones représentent 25 à 30 % de la production de fourrure au Canada, cela nous donne donc une cible à viser; La représentation autochtone devrait au moins correspondre à leur participation à l’industrie.

TAF : Parlons davantage de la représentation autochtone dans le contexte de la réconciliation. Le FIC a inévitablement un rôle à jouer tant la fourrure est importante dans les cultures autochtones et par extension dans leurs industries culturelles.

COURANT CONTINU: Il y a beaucoup de choses à déballer dans le discours national sur la réconciliation. Il y a des sensibilités qu’il faut respecter, notamment celles qui concernent les industries culturelles. Il y a des cas d’autochtones qui ont été exclus dans le passé d’une industrie par des non-autochtones, qui ont ensuite essayé de le faire eux-mêmes. Nous devons travailler pour être respectueux et inclusifs envers tous ceux qui ont un lien avec la fourrure, afin que nous puissions tous travailler ensemble.

La réconciliation est un voyage que tous les Canadiens entreprennent, et il ne se terminera pas un jour lorsque nous disons : « D’accord, la réconciliation est terminée ! » Mais je suis optimiste. J’ai eu la chance de travailler en étroite collaboration avec des collectionneurs et des communautés autochtones dans le passé. La plupart des gens, autochtones et non autochtones, ne sont pas intéressés par la construction de murs. Ils veulent partager leurs cultures et être appréciés.

Stratégie unifiée ?

TAF : L’industrie de la fourrure est aujourd’hui confrontée à une menace existentielle de la part des groupes de défense des droits des animaux. Cela a amené certains participants canadiens à réclamer une stratégie unifiée coordonnée par une seule organisation nationale. Le FIC devrait-il assumer ce rôle?

COURANT CONTINU: Je suis d’accord qu’une stratégie unifiée est nécessaire et je pense aussi que l’ICF est le choix évident pour la coordonner. Construire une autre organisation à partir de zéro pour représenter l’industrie, alors que nous avons déjà le FIC, n’a pas de sens. En servant de centre d’échange pour l’ensemble de l’industrie, nous pourrons nous présenter à n’importe quelle réunion du gouvernement et dire : « Nous représentons l’industrie canadienne de la fourrure.

TAF : Si l’ICF assume ce rôle de chambre de compensation centrale, comment doit-elle gérer les désaccords entre les parties ?

COURANT CONTINU: Je vois le FIC comme un forum de discussions franches impliquant toutes les parties de l’industrie de la fourrure, alors que nous trouvons des moyens d’avancer qui satisferont tout le monde. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’avoir l’une ou l’autre situation dans le commerce des fourrures. Nous devrions tous tirer dans la même direction d’une manière qui profite à tous.

Bien sûr, il y a des conversations qui ne finissent jamais, et je ne dis pas qu’il n’y aura jamais de sentiments blessés. Mais parlons au moins de ces questions entre nous, en bons termes, pas dans les journaux.

Cela dit, je ne veux pas transformer l’ICF en club de débat ! Je veux que nous soyons orientés vers l’action et axés sur les résultats, que nous fassions des choses qui aident tout le monde.

Messages focaux

TAF : Alors, sur quels messages le commerce de la fourrure devrait-il se concentrer ? Certaines personnes préfèrent les messages de la vieille école : répondre aux mensonges et aux fausses déclarations des groupes de défense des droits des animaux, tout en rappelant aux consommateurs la beauté et le luxe de la fourrure. D’autres voient maintenant l’implication des groupes de défense des animaux comme une perte de temps et veulent plutôt se concentrer sur des messages positifs sur la fourrure qui reflètent l’intérêt actuel pour les questions environnementales, en particulier sa durabilité par rapport aux synthétiques. .

COURANT CONTINU: Je préférerais que nous soyons dans une position où raconter les bonnes histoires est tout ce que nous avons à faire, mais au moins cela devrait être le premier chose que nous faisons Alors commençons par dire aux gens que la fourrure est chaude, qu’elle a fière allure, qu’elle est bonne pour la planète, qu’elle aide les économies des communautés éloignées et qu’elle est au cœur de la culture de nombreuses personnes. Ne commençons pas par : « Nous disons simplement cela pour que vous arrêtiez d’écouter les groupes de défense des droits des animaux. » Notre premier message devrait être : « Nous allons vous vendre ce produit de classe mondiale ».

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